La Brière

Présentation
Second marais de France, après la Camargue, le marais de Grande Brière se présente comme une mosaïque de canaux (les curées), de plans d’eau peu profonds (les "piardes" et les "copis"), de roselières, de prairies inondables et de buttes. L’avifaune et la flore y sont particulièrement riches et variées. Longtemps, les Briérons y ont puisé leur subsistance en chassant, en coupant le roseau pour couvrir leurs maisons, en extrayant du sol cette tourbe qui constituait alors l’unique combustible et en pratiquant l’élevage.
Pourtant, peu à peu, le mode de vie a changé. Les Briérons ont progressivement délaissé leurs marais pour trouver des emplois dans les industries de la région nazairienne. Il s’en est suivi une élévation appréciable du niveau de vie, mais pour le marais cette mutation a été préjudiciable. La chasse et la pêche sont désormais uniquement des activités de loisirs. L’élevage a régressé. Le roseau prolifère et la tourbe n’est plus exploitée. En dépit de leur attachement persistant au marais, les Briérons ne peuvent lui apporter l’entretien nécessaire à son maintien.
Ainsi, le 16 Octobre 1970 était créé par décret interministériel le Parc Naturel Régional de Brière. Le Parc Naturel Régional a pour objectif fondamental de permettre aux habitants de continuer à vivre sur leur terre et faire en sorte que l’indispensable développement économique se fasse dans le respect de la nécessaire protection des milieux et des sites. Mieux même, le patrimoine doit être un outil de développement et en particulier du développement touristique. L’action du Parc s’inscrit donc pleinement dans le concept d’un développement durable qui garantisse la pérennité du patrimoine.
Statut juridique
En Brière, plus qu’ailleurs, l’homme a façonné son milieu, entretenant avec lui des liens d’appropriation et d’usages très spécifiques. On trouve peu d’équivalent à la propriété indivise du marais de Grande Brière Mottière (6850 hectares) par les habitants de 21 communes. Il ne s’agit pas là d’un privilège récent, car c’est en 1461, que, pour la première fois, la reconnaissance officielle de cette propriété fut proclamée par lettre patente de François II, Duc de Bretagne.

Aujourd’hui encore, les Briérons continuent à jouir de cette propriété et à gérer eux-même leur marais qui constitue, sous certains aspects, un véritable Etat dans l’Etat. Chacune des 21 communes riveraines désigne un représentant pour siéger au sein de la Commission Syndicale de Grande Brière Mottière, seul organisme gestionnaire du marais indivis. La Brière se caractérise aussi par la diversité de son petit patrimoine bâti (4000 petits édifices ruraux sur le territoire du Parc) et par son habitat traditionnel : elle est dotée de la plus importante concentration de chaumières de France (près de 3000 couvertures de chaume inventoriées).
Zone floristique et faunistique d’intérêt international
Situés sur la façade atlantique française, les marais Briérons appartiennent à un vaste ensemble de zones humides complémentaires comprenant au Nord le Golfe du Morbihan et l’Estuaire de la Vilaine, à l’ouest les marais salants de Guérande, au sud l’Estuaire de la Loire et le lac de Grand Lieu... Une mosaïque de paysages variés et remarquables.

La Brière, dépression marécageuse de 19 000 ha, est une zone définie comme appartenant au patrimoine international (convention de Ramsar (1971) et de Bruxelles pour les raisons suivantes :

Elle accueille un nombre appréciable d’espèces rares, vulnérables ou menacées.
Elle héberge plantes et animaux à un stade critique de leur vie. Elle constitue notamment une zone étape indispensable pour les oiseaux migrateurs.
Elle accueille régulièrement en grand nombre : canards, limicoles, couples reproducteurs d’oiseaux d’eau.
Un patrimoine naturel formidable, qu’il s’agit aujourd’hui de protéger et de valoriser pour le transmettre intact aux générations futures !
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