Saint lyphard histoire et patrimoine

Histoire et patrimoine

Présentation
Saint Lyphard est situé sur la bordure du Marais de Grande Brière, à mi-chemin entre la Côte d'Amour et les rives de la Vilaine. Commune fleurie, station verte de vacances, St Lyphard possède un patrimoine de 800 chaumières disséminées dans de nombreux hameaux tel que Kerhinet le plus connu d'entre eux, village musée, restauré à l'identique par le Parc Naturel Régional de Brière où tous les jeudis d'été s'y déroule un marché aux produits du terroir.
Depuis les "ports" de Bréca, la Pierre Fendue et La Belle Fontaine, vous pourrez accéder au second marais de France, domaine du silence et des oiseaux migrateurs, à bord de "chalands", embarcations typiques de Brière. De nombreux sentiers de randonnées s'offrent à vous : en calèche, à vélo, à cheval ou à pieds découvrez ses chaumières, et son petit patrimoine (mégalithes, fours à pain, puits, fontaines, croix-menhir).
St Lyphard c'est aussi un hébergement accueillant et de qualité à l'hôtel, en gîte rural, en chambre d'hôtes ou en camping trois étoiles. Sans oublier son plan d'eau surveillé, permettant la baignade en toute sécurité. Les gastronomes seront comblés par les nombreux restaurants, auberges, pizzéria et crêperies qui font la renommée de la commune. A ne pas manquer : le panorama unique sur la Brière et la Presqu'île Guérandaise depuis le belvédère du clocher.
Histoire de St Lyphard
Histoire de St Lyphard
Un peu d'histoire
St Lyphard, une des communes de Brière, située sur la bordure du plus insolite et du plus captivant des grands marais français, à mi-chemin entre la Côte d'Amour et les rives de la Vilaine Maritime. Son territoire a été fréquenté depuis les temps les plus reculés puisque l'on y retrouve de nombreux vestiges et monuments mégalithiques ou gallo-romains. Cette occupation ancienne est due à sa position sur l'isthme de la Presqu'île Guérandaise, entre la Brière et le traict de St Molf qui a canalisé les invasions et migrations.
Le village de Kerhinet
Kerhinet, ancien village Briéron était en ruine, lorsqu'en 1970, à la création du Parc Naturel Régional de Brière, il fut décidé de le restaurer. Le Site attire toute l'année une foule de visiteurs soucieux d'authenticité. Tout proche de Kerhinet, les villages de Kerbourg, Kerdanaitre et Kercradet regroupe la plus forte concentration des 800 chaumières disséminées sur le territoire de la commune.
L'église de St-Lyphard
La première église de Saint-Lyphard fut l'une des plus anciennes du diocèse de Nantes. A la fin du XIX siècle Il fut décidé de la reconstruire en la déplaçant légèrement. La première pierre fut posée le 23 Juillet 1885. En 1905 la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat entraîna l'arrêt des travaux qui ne reprirent qu'en 1935.

2007 : La restauration du clocher :

Le clocher en béton construit en 1938 nécessite de nombreuses réparations et l'application d'une peinture pour protéger et uniformiser les bétons. Plusieurs solutions sont alors possibles, et celle retenue sera l'application d'une peinture de couleurs (nombreuses étaient les églises initialement peintes). la commune soucieuse de la conservation de son patrimoine local a décidé la pleine restauration de son église et la conservation des valeurs esthétiques et historiques du monument.
Anecdote
Nommé curé de St Lyphard en 1789, Julien Landeau dû se cacher pour n'avoir pas voulu prêter serment à la nouvelle Assemblée Nationale. Découvert et conduit à Nantes, le prêtre connaîtra les rigueurs de la prison jusqu'au jour où le sinistre Carrier le fit descendre avec de nombreux abbés dans un bateau qui sera sabordé au beau milieu de la Loire. Julien Landeau ne dû son salut qu'au courage de pêcheurs qui le sortirent de l'eau et le cachèrent. A sa mort et pour ne pas compromettre ses fidèles, il fut enterré sous un faux nom.
La légende de St-Lyphard
La terreur règnait dans toute la contrée, hommes, femmes, enfants abandonnent leur gîte pour fuir le monstre sanguinaire à la gueule de feu et aux yeux de braise. Afin d'obtenir un simulacre de paix, la population accepte les conditions épouvables du dragon : celui-ci exige qu'on lui livre chaque année une jeune fille pour s'en repaître. Un jour, un ermite décide de parcourir la Brière pour affronter la bête démoniaque. Il la découvre dans son repaire sur les rives du marais. Il lève son épée et d'un geste violent fend une énorme pierre. Il frappe une seconde fois , la lame étincelante tranche la tête hideuse du dragon. La célèbre Pierre Fendue est visible au lieu dit "La Butte de Bombardant".
Village de Kerhinet
Clocher de Saint Lyphard
Mégalithes
Rappelant un lointain passé, plusieurs mégalithes parsèment la commune, les plus remarquables d'entre eux étant incontestablement les dolmens de Kerbourg. A voir aussi, le Menhir de la pierre blanche à Kerbourg, les dolmens bouleversés au Crugo, les Croix Menhir de Keralio (Croix Longue) et de Kerdanaitre (croix basse), ainsi que les Roches de Bombardant De nombreuses découvertes ont été faites sur la civilisation néolithique, poteries, silex taillés notamment dans le marais, à la Butte des Pierres.
DOLMENS ET MENHIRS
Dolmen : C’est une tombe collective composée d’une ossature mégalithique (piliers et dalles de couverture). Les principaux types sont, les dolmens à chambre et à couloir, les dolmens transeptés et les allées couvertes. Un monument peut contenir plusieurs chambres funéraires.

Menhir : C’est un bloc dressé verticalement et soutenu par des pierres de calage. Les menhirs peuvent être isolés, en alignements ou associés à un dolmen. Leur signification est difficile à cerner, et différentes interprétations sont possibles.

Dolmen de Kerbourg : Situé entre le Village de Kerhinet et la D51, près du moulin de la Masse. Exemple de type de monument funéraire dont la construction commence vers 4500 avant notre ère. On distingue très bien le couloir d’accès et la chambre funéraire. Mais à l’époque de son utilisation, il s’agissait d’une construction beaucoup plus élaborée. Toute une chape de pierres, étagée, qu’on appelle le cairn, recouvrait ces deux éléments.

Le Dolmen de Kerlo : Au départ du bourg, prendre la D51 direction Guérande, avant Kerhinet tourner à droite vers Kerlo.

Le Dolmen et la Pierre du Len : Prendre la D51, tourner à droite vers Mézérac, situés dans le Marais D’Arbourg.

Dolmen des roches de Baudin : Suivre le GR qui borde le marais, derrière le Nézil.

La Pierre Fendue : D'après une légende, un dragon dévorait chaque année une vierge dans le village, St Lyphard combattu celui-ci et lui trancha la tête, fendant la pierre de son épée. Cette pierre est visible à la Butte de Bombardant.
FOURS-CROIX-FONTAINES
On les appelle officiellement : "petits édifices monumentaux du patrimoine", belle appellation sans doute, mais ces modestes constructions ont vu passer autour d’eux des générations entières, car ils rendaient, de même qu’actuellement, un service immense : pratique et religieux.
La Croix Menhir de keralio et de Kerdanaitre : Noms populaires : la Croix Longue, la Croix basse. Au dire des villageois, deux menhirs bordaient l’ancienne voie dite "chemin des sauniers" qui passait devant le moulin de la Croix Longue. C’était le rendez-vous, sur la lande, des sorciers et sorcières pour le sabbat. Pour arrêter ce tapage nocturne, résolut-on de tailler les menhirs en forme de croix... et toutes les manifestations diaboliques cessèrent. Pendant la Révolution, les habitants de Kéralio enlevèrent la croix longue pour la cacher et ceux de Kerdanaitre en firent autant pour la croix basse. Les événements terminés, les 2 croix ne furent pas remises à leurs places primitives, mais à celles qu’elles occupent aujourd’hui, sur le tertre de Keralio et à l’entrée du chemin de Kerdanaitre (extrait "La Madeleine..." p. 41-42)*.
La Croix Menhir et le Dolmen du Crugo : Au départ du Bourg, prendre la D47, a hauteur du Brunet tourner à droite

La Croix de Kerbourg : Pendant la Révolution, les Bleus auraient obligé un habitant du village à détruire la vieille croix à coup de sabre. Plutôt que de la casser entièrement, il porta ses coups sur les bras de la croix et sur le fût. La vieille croix fut conservée : elle est incluse dans le piédestal de la croix de fonte (p. 41 "La Madeleine")*.

La Croix de Kerhinet : Elle est très ancienne. Cette croix a dût autrefois être érigée à Kérampion car une légende y est attachée (p. 41 "La Madeleine")*.

La Croix de Kerveloche : Les autres croix des villages sont en fonte, celle de Kerveloche a une facture très originale (p. 41 "La Madeleine")*.

La Croix du Pélo : Cette croix était précédemment un calvaire paroissial situé sur la place de l'église. La petite croix de malte incustée dans son piédestal est un reste de la vieille croix détruite au cours des troubles révolutionnaires.
La Croix de Bréca : Sur le socle, au-dessus d'une pierre de forme bizarre, une plaque porte l'inscription : "souvenir du Jubilé 1875".

Le Calvaire du cimetière Erigé entre 1872 et 1874. Deux années se ont écoulées entre l'élaboration du projet et l'achèvement du calvaire, faute de moyens.
Village de Kerhinet
Clocher de Saint Lyphard
MOULINS
Le Moulin de la Croix Longue : De ses onze mètres de hauteur, ce très fin "moulin-tour" domine la route de Guérande à Saint-Lyphard. Si le moulin de la Croix-Longue n’est plus en activité depuis longtemps, il est habité depuis de nombreuses années et conserve une très belle allure.

Le Moulin de la Fée : Entre le Dolmen de Kerbourg et le village de Kerhinet . Recouvert en chaume un certain temps ce moulin a retrouvé un toit en ardoises. Son dernier meunier a été François Hougard.
FOURS A PAIN
Four de Kerbourg : Dit "Le Four des riches". En effet, à l’époque existaient 2 fours, celui construit avec la participation financière de plusieurs familles (le four des riches) et celui construit avec les moyens du bord et des matériaux de récupération (le four des pauvres). Le "Four des Riches" est le seul qui ait survécu actuellement.

Four de Kerjano : Délaissé dans les années 1955-1960, le four tomba en ruines. En 1986 la restauration fut décidée. Le 30 Juin 1991 eut lieu l’inauguration. Le premier repas pris en commun fut préparé par les villageois et cuit au four.

Fours du village de Kerhinet : Ces 2 fours ont été entièrement restaurés par le Parc Naturel Régional de Brière dans le cadre de la reconstruction du Village de Kerhinet.
FONTAINES-PUITS
La Fontaine du Mathurin : Située à Kerbourg, elle se cache du regard au passant dans le chemin du Neyo. Quoique peu profonde, elle est intarissable, et même durant l’été sec de 1976, elle put suffire à un troupeau de 30 têtes. Une maçonnerie très sommaire, avec son toit au ras du sol, lui confère un âge respectable.

Les Fontaines de Kerjano et du Calvaire : Construites en 1859 ces fontaines étaient des Fontaines basses. On ne se préoccupait pas, à l’époque du style architectural. Ces fontaines alimentaient la population pour les besoins ménagers, la cuisine, la lessive, les animaux domestiques...
* Certains textes sont extraits de l'ouvrage "La Madeleine, un petit pays, une longue histoire", édité par l'association "La Madeleine d'hier et d'aujourd'hui"